Instruction
supramentale
L'identité de l'individu repose sur l'illusion
de sa créativité. Enlevez-lui sa talentueuse créativité et le voilà sans identité.
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Pourquoi l’homme souffre-t-il d’identité
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L'homme souffre d'identité face aux autres, car l'involution n'a jamais permis l'individualisation de son esprit. L'homme devait survivre dans une conscience collective, dans une âme collective, dans des égrégores collectifs de toutes sortes.
L'homme a toujours été influençable à cause du besoin de se comparer pour survivre, dans un monde où tout est conditionné par une psychologie collective, une philosophie, un mode de vie, une autorité extérieure quelconque qui subtilement manipule et engendre une pensée subjective de vivre par des systèmes de comparaisons, par certaines formes de valeurs intellectuelles, psychologiques, morales, spirituelles qui ont toujours séparé les êtres entre eux, les emprisonnant par défaut à répondre aux classes sociales auxquelles ils appartenaient.
L'homme s'est ainsi créé une opinion sociale, morale, religieuse, philosophique de ce qu'il a appelé par la suite « son identité ». Dès que ces structures changeaient, son insécurité reprenait place jusqu'à ce qu'il se sécurise à nouveau, pour un certain temps, dans une autre attitude mentale et émotive de survie psychologique face à lui-même et face à l'illusion de croire que son environnement prend une distance sur lui parce qu'il a une identité maintenant.
Il en fut toujours ainsi dans l'involution et c'est ce qui permet aux races, aux peuples, aux nations sur la Terre de se créer des systèmes de valeurs philosophiques, politiques, morales, sociales, religieuses, sous différents plans, qui répondirent à leur insécurité, afin de vivre l'illusion d'une identité individuelle, c'est-à-dire d'un libre arbitre.
L'homme de l'involution doit avoir un visage personnalisé; il essaie donc de porter un visage quelconque, afin de régler son problème d'identité, devant les autres qui ont moins d'identité que lui, en s'imposant sur eux par des systèmes de stratégies morales, philosophiques, politiques et gouvernementales allant jusqu'à la guerre, peu importe qu'elle soit faite au nom d'une Divinité, d'un Roi ou d'un Maître.
Ce n'est pas parce que l'homme est dans un quelconque courant de pensée philosophique, morale, politique ou religieuse de plusieurs milliers d'adeptes, de partisans, de croyants, de fanatiques, qu'il a face à lui-même plus d'identité.
Donc, l'âme confond l'homme à une fausse réalité de soi, donc nécessairement à un manque d'estime profond en lui, c'est-à-dire à une fausse identité de soi, puisque ce qu'il appelle « son identité » provient des autorités extérieures.
Voilà pourquoi l'ego chez l'homme cherchera à tout prix et de toutes les manières à taire ce vide d'identité chez lui, en remplissant ce vide par une caricature de la réalité, ce qui le conduit à devenir créatif à tout prix, pour lui-même et sur les autres, dans un désir de plus en plus grandissant allant jusqu'à l'anxiété. Le besoin actuel de se sentir créatif sera l'outil le plus destructeur que l'astral utilisera en cette fin de cycle.
L'ego de l'homme a tellement besoin d'être créatif pour lui-même, en devenant une personnalité qui ne fait pas la différence entre le réel des choses et des événements. Son besoin d'être créatif et compétent est devenu sa psychologie de survie moderne actuelle où il croit donner de son identité aux autres, c'est-à-dire son amour.
À défaut d'avoir une identité réelle, mieux vaut remplir son grenier d'amour pour les autres. Le grenier ici représente l'interférence de l'astral sur la pensée psychologique.
La vertu de l'amour a remplacé pour certains l'identité réelle de soi qui, devant les autres, leur permet de survivre psychologiquement dans un monde comme le nôtre où les individus comparent intellectuellement leur créativité pour finalement se modeler devant autrui une forme quelconque de bonheur, de bien-être, d'amour, à la fois pour soi et pour autrui. Voilà l'homme conditionné de l'involution qui a remplacé le réel par un amour pour autrui, afin d'avoir une identité plus spirituelle.
Enlevez à cette personne son illusion d'être créative et la voilà plonger à nouveau dans l'insécurité de sa propre identité. L'illusion de l'identité et l'illusion de la créativité ont réuni ces gens sous le même toit et comme les autruches, ils se ferment les yeux et se mettent la tête dans le sable pour ne pas voir et entendre, se croyant ainsi à l'épreuve des événements et des forces de la vie.
L'homme conscient, se coupant de l'âme, se coupe également de la société, car il n'a plus besoin de celle-ci comme mesure de lui-même et pour être défini par elle, car il se sait intérieurement. L'Ajusteur de pensée doit instruire la conscience de l'homme afin que ce dernier se donne conscience de se sortir lui-même la tête du sable.
Tant que l'homme ne découvre pas son identité réelle, il est esclave émotivement et mentalement de la psychologie sociale, et pour se définir en tant qu'identité face aux autres, il doit être talentueux, donc il essaiera d'être créatif dans un monde illusoire qui n'a aucun égard pour lui s'il vient à échouer, et qui ne se souviendra pas de lui lorsque son heure sera passée.
C'est très souffrant et très triste à la fois une personne qui doit se donner une forme d'identité quelconque sur le visage de la psychologie sociale, afin d'être utile à elle-même. Une personne qui socialement fait bon visage psychologiquement, c'est triste à voir, et ça se voit de très loin par l'homme qui n'a aucun besoin d'être identifié par la psychologie sociale pour avoir un bon visage face à celui qui le regarde.
Mais pour ne pas avoir recours au besoin d'être identifié par la psychologie sociale, l'homme doit avoir dépassé l'illusion de l'émotion que pourrait lui donner la société. Mais l'âme ne permet pas cela, car dans sa relation avec l'ego, elle l'oblige à aller vers le monde, car l'âme neutralise la volonté chez l'ego, rendant ainsi impuissante son intelligence créatrice, et force l'ego à vivre par rapport à des dimensions de lui-même qui sont inévitablement liées à l'échec, tôt ou tard.
Ce n'est pas l'ego qui doit être socialement créatif, mais bien l'esprit dans l'homme, l'intelligence dans l'homme libérée de l'ego qui veut être créatif dans son social. Il est ici le piège de l'homme inconscient, et le dépassement de l'homme conscient.
La plus belle pièce d'art dans l'univers local possible et absolu est la libération de l'intelligence de l'esprit dans l'homme qui est retenue par un ego désireux et inconscient qui se fait manipuler par l'âme, par l'astral de sa conscience inférieure toute une vie durant, pour aboutir encore à la fin de sa vie, dans le monde astral de la mort.
L'évolution de la conscience réelle, l'avènement supramental doit amener l'homme à reconnaître ces choses maintenant, si seulement ce malaise est présent chez lui, sinon son illusion demeurera plus grande que le réel en lui.
Mais la différence est que la vie subjective chez l'ego est karmique et reliée à ses états d'âme, à sa représentation spirituelle du divin et à l'illusion qu'il a de l'amour pour autrui, et il est inconsciemment bien ainsi, pourvu que personne ne vienne mettre ses acquis, ses valeurs, ses talents en relation avec le monde réel, car dans le fin fond, sa paix, son bien-être et son illusion d'amour ne sont que le fruit de la vanité de son ego.
L'illusion d'un plan de vie, rattaché à des valeurs ou à des expériences plus ou moins bonnes de l'âme, n'est plus la vie de l'homme conscientisé, détaché, débranché de l'âme, du social et de l'opinion des autres âmes, des autres ego sur la surface de la Terre. S'il n'est pas débranché, l'homme ne saura jamais ce que veut dire avoir une identité réelle, juste « seul » avec lui-même, c'est tout, c'est-à-dire sans garde-robe extérieure qui peut le vêtir comme un roi alors qu'il vit dans un château abandonné de vie réelle à l'intérieur.
L'homme veut avoir une identité qui sera reconnue par les autres, et de là sa souffrance psychologique dans l'illusion du monde de la créativité extérieure. Ce n'est jamais la créativité de l'ego qui va lui donner une identité réelle et solide. Ceci est une terrible illusion. L'homme doit savoir cela et cesser de souffrir de son ego.
L'homme conscient, l'initié de demain, n'est pas du tout impressionnable par la fausse carrière et l'illusion de la créativité talentueuse de l'homme dans la vie sociale. Il le regarde, il le voit, mais il referme sa porte pour prendre congé chez lui, seul avec lui-même, un lui-même qui n'a pas de semblable à l'extérieur.
La vie à l'extérieur, dans ses formes, dans ses représentations, dans ses structures, n'est qu'une caricature des formes et des structures encore plus développées et encore plus réelles que l'illusion de la créativité humaine, ici même, ne peut construire, pour la simple raison que ce qui est ici sur cette planète n'est qu'une simple impression, une simple impulsion que l'astral a faite sur notre conscience planétaire, où nous sommes tous prisonniers dans une immense enceinte de l'irréalité, de l'invraisemblance et surtout, où nous sommes tous victimes du virus de la mort.
Comment voulez-vous avoir une identité réelle dans un monde voué à la mort, dans un monde où sur notre planète, l'astral, la matrice a implanté dans le cerveau de l'homme une illusion, un schéma, une projection astrale de ce qu'est le réel dans les éthers ? Tout ce que nous expérimentons ici au bénéfice de nos âmes, donc de l'astral, n'est qu'une grossière projection sur notre cerveau inférieur et endormi de ce qu'est le réel de ces mêmes formes dans une conscience éthérique, sur d'autres plans, d'autres planètes de l'éther où la mort n'existe pas.
Un jour dans l'évolution de l'avènement supramental, lorsque l'énergie utilisée par l'Ajusteur de pensée sera accomplie, l'initié utilisera cette énergie de lumière, dite morontielle, pour aller créer ses origines sur les cités de l'éther et là il verra, entendra, sentira la réalité de ce qu'il a toujours porté en lui qui est son immortalité réelle. Cette réalisation est son identité réelle à venir dans un point de rencontre avec le cosmos.
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